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S’ouvrir au changement

Une nouvelle Europe se dessine

L’Europe évolue, laissant place à un environnement complexe où les défis sont nombreux. Dans un tel contexte, son potentiel d’investissement peut vite passer au second plan. Pourtant, en associant expérience, courage et adaptabilité, les investisseurs ont toutes les cartes en main pour découvrir les opportunités d’investissement – souvent dissimulées – qu’offre la région. Au fur et à mesure que ses nouveaux traits se dessineront, l’Europe sera confrontée à de nouveaux challenges, mais recèlera aussi d’un grand nombre d’opportunités : les investisseurs seront-ils à même de les saisir ?

Le nouveau visage de l’Europe

L’Europe n’a d’autre choix que de s’ouvrir à ces changements

Une conjonction d’événements endogènes, d’ordre politique, économique et social, dont certains sont préoccupants, remue l’Europe. La montée des courants nationalistes, l’arrêt du programme de « quantitative easing » de la Banque centrale européenne, le Brexit, la crise migratoire et la révolte sociale des laissés-pour-compte sont autant de causes qui incitent les investisseurs à la prudence.

Ces inquiétudes à l’égard du Vieux Continent sont renforcées par les perspectives incertaines de l’économie à l’échelle mondiale. Le ralentissement de la croissance chinoise, qui a atteint en 2018 son plus bas historique depuis vingt-huit ans, se traduit par une nette réduction de l’appétence du pays pour les matériaux et les biens de consommation. La guerre commerciale sino-américaine engendre également des répercussions négatives pour l’Europe. Les tweets publiés par certains dirigeants internationaux entravent le bon fonctionnement du flux des échanges commerciaux… Et d’autres tensions assombrissent encore la situation.

Couvertures du magazine The Economist

Source : The Economist, 2018-2019

Dans une large mesure, bon nombre de ces événements sont assimilés par les marchés : ils acceptent l’instabilité, la volatilité, le caractère exceptionnel du cycle haussier des actions de ces dix dernières années, ainsi que l’issue douloureuse de la longue répression financière, marquée par une cinquième année de taux négatifs.

À cela s’ajoutent les mutations sociales, traduites par le développement de nouveaux modes de communication et d’interaction, la prise de conscience environnementale et la promotion d’une citoyenneté plus responsable. Toutes ces tendances, à leur tour, affectent le paysage de la consommation. Les États, les secteurs et les entreprises doivent s’adapter à ces changements, ainsi qu’aux évolutions structurelles qui façonnent un monde de plus en plus interdépendant : le vieillissement de la population implique une diminution de la population active, la génération Y adopte des valeurs différentes de celles de ses aînés, la migration exerce des pressions sur les infrastructures…

L’Europe n’a d’autre choix que de s’ouvrir à ces changements. Les investisseurs doivent se préparer à franchir des obstacles supplémentaires. En effet, les marchés pourraient devenir plus volatils, ce qui risque d’exacerber la polarisation des performances. Ces turbulences et complexités continueront d’occulter les opportunités d’investissement nouvelles et les pépites existantes. Les investisseurs doivent être attentifs pour capturer les gains qui pourraient apparaître pendant ces phases de transition, mais seuls ceux qui font preuve d’audace et d’adaptation pourront y parvenir.

Des défis apparaissent, des opportunités aussi

Albert Einstein aurait dit : « Derrière chaque difficulté, il y a une opportunité ». L’Europe est dans cette configuration : confrontée à des transformations rapides et sans précédent. Elle sera probablement en proie à des défis, mais ces bouleversements créeront aussi des opportunités.

Alors qu’une nouvelle Europe se dessine, nombre d’investisseurs se tourneront vers d’autres régions pour rechercher du rendement. L’incertitude et les obstacles pourraient les décourager et les conduire à privilégier des investissements consensuels. Mais l’Europe est plus prometteuse qu’elle n’en a l’air : un vent de transition a beau la bousculer, il ne faut pas exagérer les perturbations qui l’accompagnent.

Une nouvelle Europe se dessine, et seuls ceux capables de s’adapter sauront tirer parti de sa transformation

L’Europe est mal évaluée par les investisseurs. Son potentiel est sous-estimé, aussi bien dans le domaine de l’innovation, qui regorge d’opportunités pour les investisseurs qui ont l’audace de s’y intéresser, que dans celui des obligations, où les nombreuses transformations en cours créent des possibilités d’investissement. Il est possible par exemple de tirer parti du redressement d’une société ou d’un pays, à l’image de la Grèce.

Après neuf années de crise, une récession sévère et des efforts d’ajustement budgétaire et de réforme de grande ampleur, la Grèce est sortie de tous ses plans d’aide en août 2018. Redevenue autonome, elle peut à nouveau emprunter sur les marchés financiers, et les mesures qu’elle a été contrainte d’engager semblent porter leurs fruits. En effet, la croissance économique de la Grèce est repartie à la hausse en 2017 à 1,4%, s’est accélérée en 2018 pour s’établir à 1,8 %, et devrait atteindre 2% en 2019, au-dessus de la moyenne attendue pour la zone euro.

Par ailleurs, sa situation budgétaire est bien mieux orientée que les chiffres apparents de sa dette, qui représente 180% de son produit intérieur brut (PIB). En effet, la structure de la dette de la Grèce est nettement plus favorable que celle des autres pays du monde. Ainsi, la maturité moyenne pondérée de sa dette est de dix-neuf ans, la plus élevée d’Europe, grâce notamment à l’allongement des échéances de remboursement consenti par les fonds de sauvetage européens. À titre de comparaison, le Royaume-Uni, qui privilégie les émissions à long terme pour entretenir son industrie des fonds de pension, ne revendique qu’une maturité moyenne pondérée de quinze ans.

Enfin, l’enveloppe de plus de 24 milliards d’euros de liquidités dont dispose la Grèce peut couvrir ses besoins de financement pendant quatre ans, ce qui offre une solide protection contre le risque de crédit.

Maturité moyenne pondérée de la dette existante (en années)
Sources : Bloomberg, National debt offices, 2018-2019.

La confiance est certes importante, mais elle doit également s’appuyer sur du concret. Qu’ils souhaitent bénéficier du potentiel de rebond des emprunts d’État grecs ou identifier les nouvelles sociétés de biotechnologie qui développent des programmes pour lutter contre le vieillissement, les investisseurs doivent être dotés de l’expérience et de la perspicacité nécessaires pour être en mesure de les détecter. Ils doivent disposer d’informations fiables afin de pouvoir faire la différence entre une tendance de fond et un simple effet de mode. Ils doivent avoir l’audace d’agir selon leurs convictions.

Alors que le paysage européen poursuivra sa mutation, les conditions d’investissement ne seront pas toujours idéales, l’instabilité perdurera et les opportunités ne seront pas forcément évidentes à identifier. Mais il est possible pour les investisseurs de trouver le bon chemin, s’ils sont bien accompagnés. Une nouvelle Europe se dessine, et seuls ceux capables de s’adapter sauront tirer parti de sa transformation.

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